Psoas mon ami

Par Odile

 

Etirer le psoas

 

Qui n’a pas entendu son professeur de Pilates ou de danse dire « nous allons étirer le psoas ». Sans faire nécessairement de sport, l’étirement de ce muscle est fondamental pour une bonne santé du corps.

 

Qu’est-ce que le psoas ?

 

C’est l’un des muscles fléchisseurs de la hanche. Nous en avons un de chaque côté du corps. Il prend naissance sur la dernière vertèbre thoracique ; c’est-à-dire la T12 et les première et cinquième vertèbres lombaires, que l’on nomme L1 et L5. Il y a donc trois zones d’attache au niveau de la colonne vertébrale. Il chemine jusqu’au fémur, l’os de la cuisse.

Son voisin est le muscle iliaque, se trouve dans le creux intérieur du bassin et s’attache à côté du psoas.

C’est pourquoi on parle souvent du muscle iléo-iliaque ou le psoas iliaque qui regroupe les deux.

 

A quoi sert-il ?

 

Le psoas permet de rapprocher la cuisse du ventre dans un mouvement de flexion. Il est sollicité par exemple pour monter des escaliers. De par la localisation de ses attaches, on comprend aisément qu’il joue un rôle important sur la posture de la région lombaire.

Le muscle iliaque a pour sa part une action sur le maintien de l’équilibre du corps. En effet, sa situation proche du centre de gravité explique ce rôle.

 

Trajet du psoas en rouge

 

 

 

Un rôle de stockage :

On le surnomme « le muscle de l’âme », il serait le reflet de notre état d’esprit émotionnel. Il est connecté à notre diaphragme, le muscle de la respiration, qui lui-même est connecté à notre système nerveux neurovégétatif.

Plus le mental sera sous tension, plus le psoas sera raide.

 

Son autre petit surnom est le « muscle poubelle » car il a tendance à récupérer une grande quantité de déchets organiques issus de la digestion du fait de sa proximité avec les organes et les viscères.

 

Pourquoi a-t-il besoin d’être étiré ?

 

Son engorgement peut être responsable de douleurs lombaires, du ventre, de l’aine, du bassin, de la hanche. En perdant sa souplesse, il tire sur la région lombaire et augmente la courbe du bas du dos appelée lordose. La position allongée sur le dos peut devenir désagréable quand il est plus raide.

 

La position assise prolongée ou au contraire une pratique sportive intense, un état d’anxiété ou de stress permanent peuvent provoquer une raideur ou un raccourcissement du muscle. La kinésithérapie va permettre de soulager le muscle et le dos.

 

Certains étirements sont bénéfiques. Même si vous n’avez pas de rocher comme sur la photo ou que vous êtes moins souples, je vous propose deux exemples d’étirement dans la vidéo ci-dessous.

 

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Pourquoi le renforcer aussi ?

 

On parle beaucoup de l’étirement du psoas, car ce muscle a tendance à se raidir avec la position assise prolongée, le stress ou certaines compensations posturales. Pourtant, on oublie souvent qu’il a aussi besoin d’être renforcé.

Le psoas n’est pas seulement un muscle que l’on cherche à assouplir. C’est aussi un muscle profond qui participe à la flexion de la hanche, au soutien du bassin et à la stabilité du corps dans le mouvement. Il intervient par exemple lorsque l’on marche, monte un escalier ou lève une jambe.

Un psoas en bonne santé ne doit donc pas seulement être souple : il doit aussi être capable de se contracter avec justesse. Lorsqu’il manque de tonicité ou de coordination, d’autres zones du corps prennent le relais, comme le bas du dos, les cuisses ou les muscles plus superficiels. Le mouvement devient alors moins fluide, moins stable, et parfois plus fatigant.

Renforcer le psoas ne veut pas dire le crisper. Il s’agit plutôt de lui redonner une fonction précise, équilibrée, au service du geste. Comme souvent dans le corps, tout est question de juste milieu : un muscle trop tendu a besoin de relâchement, mais un muscle trop peu soutenu a aussi besoin d’être réveillé.

 

 

Un exercice simple : l’équilibre sur une jambe

 

Un bon moyen de solliciter le psoas en douceur consiste à travailler l’équilibre sur une jambe.

Debout, les pieds écartés de la largeur du bassin, transférez doucement le poids du corps sur une jambe. Puis levez lentement l’autre genou, sans monter trop haut. Cherchez surtout à garder le bassin stable, la colonne longue et le souffle calme. Tenez quelques secondes, puis redescendez avec contrôle avant de changer de côté.

Cet exercice simple permet de sentir que le psoas participe non seulement à la montée de la jambe, mais aussi à l’organisation de l’équilibre. Il nous rappelle qu’un psoas harmonieux est un muscle à la fois mobile, tonique et coordonné.

 

En résumé

 

Prendre soin de son psoas ne consiste pas uniquement à l’étirer. Il est tout aussi important de le renforcer avec douceur et précision, afin qu’il retrouve sa place dans la posture, l’équilibre et le mouvement