
Par Michèle. Photos Michèle.
LA PÉTANQUE À L’HONNEUR À MARSEILLE
La Pétanque : Étoile du Musée d’Histoire de Marseille
À tous les passionnés de pétanque et amis de la culture marseillaise !

Nous avons une super nouvelle à partager avec vous sur Sweet-time : une exposition incroyable sur la pétanque ouvre ses portes au Musée d’Histoire de Marseille et c’est gratuit ! Ce sport emblématique, qui unit tant de générations et de cultures, est à l’honneur, et nous sommes impatients de vous y voir.

Un petit tour dans l’histoire :
- Au XVIIe siècle, les Marseillais s’amusaient avec le mail, un jeu qui rappelle le croquet. Puis, au XIXe siècle, le jeu de boules provençal, appelé “longue”, a commencé à prendre de l’ampleur.
- En 1908, un joueur infirme du nom de Jules Hugues, affectueusement surnommé « Lenoir », a eu l’idée brillante de créer la pétanque à La Ciotat. Un vrai tournant pour le sport !
- Comme le dit Carole Gragez, commissaire de l’exposition : « Les joueurs ont les pieds tanqués, ce qui permet aux mutilés de la 1re Guerre Mondiale de se retrouver autour d’un jeu accessible. »
- La pétanque a vraiment pris son envol en 1936 grâce à la chanson « Une Partie de Pétanque » de Darcelys, devenant ainsi un loisir populaire qui fait désormais partie intégrante de la dolce vita marseillaise.
- C’est aussi un formidable moyen de rassembler les gens, peu importe leurs origines ou leurs histoires.

Pourquoi ne pas en parler autour de vous ?
- Ne manquez pas cette exposition gratuite qui se tiendra jusqu’au 18 janvier 2026 au Musée d’Histoire de Marseille (2, rue Henri-Barbusse - 1er). C’est une belle occasion de découvrir les racines de ce sport intergénérationnel !
- Carole Gragez souligne un fait intéressant : « La pétanque n’est plus seulement l’image du papi jouant après l’apéro ; c’est devenu un sport tendance, apprécié par tous ! »

Qu’est-ce qui vous attend ?
- Préparez-vous à plonger dans l’univers fascinant de la pétanque à travers cinq espaces dédiés ! Vous y découvrirez des photographies d’Hans Silvester des années 1960/1970, l’affiche du film « Fanny » de Marcel Pagnol, et bien sûr, l’affiche de la 1re édition du Mondial La Marseillaise à Pétanque, dont la 64e édition est cette année 2025.
- Des boules en différentes matières, un jeu de pétanque sur table, des santons, et même un film sur la Boule Bleue, fondée en 1904 par Félix Rofritsch, vous attendent !
- Et ce n’est pas tout ! Après votre visite, vous aurez l’occasion de vous essayer au jeu sur le boulodrome installé dans le port antique, avec des kits de triplettes mis à votre disposition. Une belle façon de clôturer la visite !

Venez nombreux, en famille ou entre amis, pour découvrir et célébrer ensemble la pétanque Nous attendons de votre part des photos mémorables et inoubliables que nous diffuserons sur Sweet-time.
À très bientôt au Musée d’Histoire de Marseille !
Le parler marseillais
J’ai participÉ À un sondage sur le parler marseillais et j’ai reçu la rÉponse ce matin.
Si vous souhaitez jouer, afin de savoir le pourcentage que l’équipe sweet-time utilise le plus, je me ferai un plaisir de vous donner le résultat !!!
Je vous ferai connaitre également la réponse du sondage fait dans notre ville.
Quelle expression marseillaise utilisez-vous le plus ?
A - « Je crains degun »
B - « Ça pègue »
C- « Arrête de m’emboucaner »
D - « En plein cagnard »
E - « C’est kafi de monde »
F - « Tu fais le Càcou ? »
En revanche je vais vous parler d’un mot, mignon, et d’une friandise que tous petits marseillais (d’un certain âge) à goûter dans son enfance.
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D'où vient l'expression « Ça part en biberine » ?
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Un peu désuète, mais toujours employée, son origine devrait vous surprendre.
Les bases
- L'expression « ça part en biberine » signifie qu'une situation est en train de mal tourner, de dégénérer ou qu'elle prend une tournure inattendue et chaotique.
- Elle est la version régionale des formules nationales « ça part en vrille » ou, en moins imagé, « c'est en train de mal tourner ».
La source
- Si elle est surtout employée dans notre région, c'est qu'elle appartient au parler marseillais et provençal.
- Et pour cause, la Biberine était le nom d'une gourmandise très en vogue dans la cité phocéenne après la 2e guerre mondiale.
- Elle était constituée d'une poudre de sucre aromatisée à l'orange, au citron ou à la menthe, ainsi que de l'amidon et des acidifiants.
- La Biberine était vendue par des marchands ambulants dans des petits cornets ou sachets dont il fallait couper la pointe pour aspirer le produit.
- Avec la salive, le papier se décomposait petit à petit et projetait la poudre sur le visage et les vêtements des enfants.
- Une autre version, mais les 2 peuvent être complémentaires, indique que la Biberine avait des effets laxatifs en cas d'abus.
- Bref, après le plaisir de la consommer, elle causait des désordres intestinaux.
Son destin
- Elle a été commercialisée entre les années 20 et 30, époque à laquelle apparaît l'expression « ça part en biberine » dans notre ville, avant de s'étendre à tout le pays.
- Fabriqué par la confiserie de Lorette (Marseille) dans les années 60 et 70, le Mistral Gagnant avec sa paille en réglisse pour aspirer la poudre et éviter les précédents inconvénients, peut être considéré comme son successeur.
- Popularisé par une chanson de Renaud, il a été remplacé notamment par les sucettes, qui ont d'ailleurs donné l'expression « ça part en sucette » !
Deux solutions s’offrent à vous :
- soit c’est un jour où vous partez en « biberine »
- soit courrez aux marchands de bonbons pour vous offrir un petit moment de plaisir et dégustez cette petite sucette la « biberine »
Je vous avoue, j’ai choisi la seconde proposition…